Évangéline Lapierre

Membre artiste
Littérature

Je suis née en 1940 aux Îles-de-la-Madeleine, au Cap-Vert plus précisément. Jeune, je rêve d’écriture, de journalisme et d’études littéraires mais un problème de santé met terme à mes ambitions. Qu’à cela ne tienne, je pars avec mon amoureux ; en 1960, l’exil est une bonne option car les temps se font durs aux Iles, la pêche y est difficile et il n’y a pas de travail.

C’est à Gagnon et à Fermont, au nord du 51ème parallèle que se déroule ma vie active. Après 33 ans de nordicité, le marché mondial du fer bat de l’aile et nous revenons nous installer à Grande-Entrée, où je vis depuis.

En 2009 je publie La Pointe à Ti-Jean, un récit historique, ethnographique aux Éditions du mécène. La Pointe des années 40, cœur même du village de Grande-Entrée s’impose comme toile de fond aux aventures d’un gamin de six ans prénommé Ti-Jean.

Enthousiasmée par cette expérience, je publie une suite aux Éditions Textes et Contextes. Route 199 : Jusqu’à la mer, est un roman dans lequel mon personnage, désormais âgé de 75 ans revient aux Iles (avec tous ses souvenirs), accompagné de son petit-fils âgé de 20 ans.

Après presque deux-mille copies vendues et autant de personnes rencontrées, je prends ensuite une pause, ce qui me permet de créer un blogue où publier mes billets.

En 2020, au plus fort de la pandémie du coronavirus, je collabore avec mes sœurs dont l’une est sur le continent et l’autre sur l’archipel. Je co-signe En souvenir d’Alexina, native du Grand Ruisseau aux Iles-de-la-Madeleine, une mosaïque de souvenirs et d’anecdotes, rédigés à six mains avec l’aide de la vidéo conférence. Cet ouvrage sans prétention nous a changé les idées et nous a permis de révéler une partie de la vie de notre mère à nos petits-enfants, sachant qu’elle a vécu de 1915 à 2002.

Pour tout dire, avec mes écrits, et mon désir toujours bien présent de communiquer, c’est l’aventure qui se poursuit et comme quelqu’un l’a déjà dit, « c’est en vieillissant qu’on apprend à rester jeune. »

 

Évangéline