Kim Béchard

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Littérature
Théâtre

Au sein de mon écriture, certaines questions m’habitent depuis le début de ma vingtaine, depuis que je m’intéresse à mes racines. J’ai l’intime conviction qu’une grande partie de notre identité repose sur nos origines. Dans un monde où les privilèges des uns étouffent les droits des autres, je suis persuadée que la solution à ce déséquilibre soit la connaissance de nos racines et de notre histoire. En Amérique, il est nécessaire de prendre conscience des ravages de la colonisation chez les Afrodescendants, chez les Autochtones et chez toute personne subissant une oppression post-coloniale. Ne serait-ce pas aux personnes privilégiées par les conséquences de l’Histoire que revient un devoir d’introspection servant à rééquilibrer le bien de tous et de toutes? Bien que la soif de conquête et de domination soit des aspirations humaines, je m’intéresse à ces besoins au sein de la blanchitude. Qu’est-ce qui a poussé à créer le «mot en N» ? L’«Indien»? D’où vient ce complexe de supériorité?